Le 10/02/2026 sur FACEBOOK en réponse à l’article de la Dépêche : « On va mettre la clé sous la porte » la société YESYES PADEL EXPLOITATION a été très claire : l’argent coulera, le projet se fera.
Aucun respect pour les riverains qui expriment leur détresse face à un projet qu’ils n’ont pas souhaité et qu’ils redoutent de subir. Peur de ne plus dormir, peur de tomber dans la dépression, peur de voir le prix de sa maison chuter … peur de ne plus pouvoir travailler.
En réponse le mépris de Kévin FOURNIER président de YESYES PADEL EXPLOITATION qui ne laisse plus aucun doute sur sa véritable personalité. Quels sont les intérêts financiers en jeu ? Pourquoi une telle détermination ? A suivre.
La scène pourrait prêter à sourire si elle n’était pas aussi violente pour celles et ceux qui vivent à quelques mètres du projet. À Luzech, la tranquillité des riverains de la parcelle AZ 350 va être mise noir sur blanc dans un bail emphytéotique de 25 ans. Prix de départ pour occuper ce morceau de territoire communal, y implanter deux terrains de padel et en supporter les nuisances jour après jour : 1 400 € par an.
Soit environ 116 € par mois.
En mettant en relation le montant de 1 400 € par an et la durée de 25 ans, la réalité apparaît avec une grande clarté : la tranquillité de la parcelle AZ 350 n’a pas été protégée, elle a été bradée. Et ce ne sont ni les chiffres, ni les belles formules sur « l’intérêt général » qui pourront masquer, aux yeux des riverains, le véritable prix qu’ils vont payer, eux, pendant un quart de siècle.
Sur le plan économique, le montage du porteur de projet met en évidence un intérêt privé très important pour l’exploitant, comparé au bénéfice limité pour la commune :
un investissement de 250 000 € HT amorti sur 25 ans représente environ 10 000 € par an de charge théorique ;
avec des tarifs de location habituels pour ce type d’équipement et une forte fréquence d’occupation potentielle, le chiffre d’affaires annuel peut atteindre facilement plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine de milliers d’euros, générant un bénéfice pour l’entreprise très important ;
La commune, elle, ne perçoit qu’une redevance fixe de 1 400 € par an, puis à partir de la 5ième année seulement 10% de l’EBE, ce qui reste modeste au regard :
de la durée de 25 ans,
de l’occupation exclusive du foncier communal,
des nuisances subies par les riverains.
Autrement dit, le projet apparaît principalement comme un outil de rentabilité pour une société privée, tandis que la commune encaisse un revenu faible, et les habitants supportent la majeure partie des coûts en termes de qualité de vie.
Le promoteur met en avant un prétendu objectif d’intérêt général consistant à « promouvoir la santé et le sport » et à « développer le dynamisme local », en valorisant le patrimoine foncier communal.
Toutefois nous notons que :
a l’origine il n’existe aucune demande spontanée ou massive de la population identifiée pour des terrains de padel à cet endroit ;
le projet n’est pas à l’initiative de la commune ni des habitants, mais d’une société commerciale privée qui a « spontanément proposé » de créer et exploiter ces courts, avec un objectif naturel de rentabilité ;
aucune étude comparative n’est présentée sur d’autres usages possibles de la parcelle, ni sur d’autres emplacements plus respectueux du voisinage.
Une société qui a la bougeotte et a déménagé son siège social plusieurs fois en quelques le semaines. Nous y reviendrons. Ils sont à CAHORS maintenant.
Encore du rouge.
Yes Yes Padel Exploitation explique aligner 100.000€ de plus sans sourciller. Pourquoi ? Parce que son bénéfice espéré est bien supérieur aux 1400€ mensuels versés pour le bail en dépit des conditions de vie des riverains.
Une question d’argent. Un investissement. Rien de plus et rien d’humain.
Les riverains de La Grave ne lâchent rien, grâce à leur mobilisation le 20/01/2026, une première simulation acoustique a été produite pour le projet de deux terrains de padel sur la parcelle AZ 350.
Mais attention, ce n’est pas une expertise officielle… et les résultats sont déjà très alarmants pour le projet.
C’est uniquement sous la pression des riverains, par le biais de courriers, de recours et d’une mobilisation publique, que le porteur de projet YESYES PADEL a commandé – tardivement – une première simulation acoustique (rapport LESLIE Acoustique du 26 janvier 2026)
Sans cette mobilisation collective, le conseil municipal n’aurait jamais eu connaissance des impacts sonores prévisionnels de ce projet. Les élus ont voté en aveugle, sans élément technique sur les nuisances potentielles pour le quartier.
Du rouge partout !
Une porte ouverte à un recours devant le Tribunal Administratif.
Conclusion du rapport : « Dans cette configuration, l’organisation de parties de padel ne permet pas de respecter les émergences réglementaires en tout point sans préconisation acoustique en utilisant le terrain sur la plage horaire 7h-23h. »
La délibération du 4 décembre 2025 ne mentionne aucune étude d’impact préalable ni analyse sérieuse sur :
le bruit généré par deux courts de padel implantés à quelques pas des habitations (aucune étude acoustique, aucune simulation de niveaux sonores) ;
la fréquentation attendue (nombre de joueurs, créneaux horaires, tournois) ;
les besoins en stationnement, alors que le parking le plus proche est déjà fortement utilisé pour des manifestations culturelles locales ;
l’absence de sanitaires publics, source probable d’incivilités (urines, déchets) et de problèmes de salubrité.
Compte tenu de la nature de l’activité, de la proximité du voisinage et de la durée de 25 ans, cette absence de toute analyse approfondie constitue une erreur manifeste d’appréciation et une carence dans l’instruction du projet.
Ainsi le conseil municipal n’était pas correctement informé avant le vote. Sa décision n’a pas été prise en connaissance de cause. Est-elle légitime ?
Représentants de la mairie présents, 6 personnes dont : M. Piaser (maire), M. Castanier (conseiller municipal), Mme Duart (secrétaire générale)
Coordinateur des riverains présents : Mathias Giraud
Questions et/ou points abordés par les riverains, réponses fournies :
Nous évoquons nos craintes par rapport au nuisances, notamment à la vue des nuisances sonores constatées et documentées sur d’autres installations.
Le porteur de projet nous répond que les installations concernées n’ont pas nécessairement les mêmes caractéristiques et les environnements sont différents.
Qu’en est il de l’étude acoustique et moyens mis en œuvre en cas de résultats non conformes ?
L’étude est présentée en séance :Pour la mesure des niveaux actuels, des sondes ont été posées chez 3 proches riverains des installations prévues, les mesures portent sur une plage de temps incluant à minima 24h soit toute la plage horaire jour = 8h/22h et toute la plage horaire nuit. Les calculs d’impacts une fois l’installation posée sont mis en rapport avec les niveaux limite acceptables à la fois pour la plage jour et pour la plage nuit. Ces calculs ont montré des valeurs non conformes.
L’implantation des deux courts à moins de 100 mètres seulement des premières maisons ne respecte pas les bonnes pratiques en matière d’installations sportives bruyantes, qui impliquent des distances bien plus importantes ou des protections acoustiques lourdes.
À cette distance, les nuisances (bruit des balles, cris, discussions, musique éventuelle) seront directement perceptibles dans les logements et jardins, avec un risque évident de troubles anormaux de voisinage et d’atteinte durable à la tranquillité publique.
Une première estimation (il ne s’agit pas d’une étude) de l’impact sonore a été réalisée en juin 2025. Le résultat est probant. Il démontre que de nombreuses habitations vont êtres en zone rouge.
Le document détaille trois zones :
Impact fort de 0 à 50m
Étude à prévoir pour les 50 à 75m (possiblement à impact fort également).
Impact faible de 75 à 100m mais impact quand même.
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